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Qui veut la Paix, cultive la Justice

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Commission Justice et Paix : L’Abbé Hermann Ouédraogo prend les commandes dans un contexte de grands défis


Commission Justice et Paix : L’Abbé Hermann Ouédraogo prend les commandes dans un contexte de grands défis

Organisation de l’Eglise catholique du Burkina Faso, la Commission Justice et Paix a pour principale mission d’œuvrer à la promotion de la justice et la paix. Son organe d’exécution est le Secrétariat national, à la tête duquel se trouve désormais l’Abbé Hermann Ouédraogo, en remplacement de l’Abbé Joseph Moukassa Kiénou. La cérémonie de passation de charges a eu lieu ce mercredi, 23 octobre 2019 à Ouagadougou, sous la présidence de Monseigneur Alexandre Bazié, président de la Commission Justice et Paix.

Poignée de mains entre Secrétaire national sortant (à gauche) et le nouvel entrant

« Qui veut la paix, cultive la justice ». C’est la devise de la Commission Justice et Paix. Et c’est dans cette atmosphère que s’est passée la passation de charges. Elle a été précédée de travaux au cours desquels, ont été passées en revue, les activités et actions de la Commission ainsi que le bilan moral et financier.

« Nous sommes dans un contexte national marqué par un certain nombre de difficultés, cela redonne à cette structure, toute son importance », fait observer le secrétaire national entrant, l’Abbé Hermann Ouédraogo, félicitant au passage le travail abattu par son prédécesseur (en service depuis 2014). Le nouvel entrant entend donc s’appuyer sur les acquis pour face aux défis.

« Les défis, il faut les situer dans un cadre global ; puisqu’il est question de justice et de paix. Je pense que c’est toujours d’actualité, quels que soient le contexte et le moment. Mais aujourd’hui, j’ai envie de dire que plus que jamais, la situation nous interpelle tous à œuvrer dans le sens de la justice et de la paix. Il y en a qui disent que qui veut la paix, prépare la guerre. Mais je pense qu’il faut plutôt préférer le concept selon lequel : qui veut la paix, prépare la justice. Je pense que si on vit dans un contexte de justice, on peut être sûr de réaliser donc des conditions idéales pour la paix », exprime Abbé Ouédraogo, rappelant que la paix est une œuvre collective.

Selon le nouveau secrétaire national, la Commission Justice et Paix est plus ou moins le maillon qui relie l’Eglise catholique aux institutions nationales et internationales. « Notre rôle serait donc d’assurer cette liaison entre l’Eglise et ces institutions et d’apporter le regard, l’expertise de l’Eglise par rapport à toutes ces questions relatives à la justice et à la paix et intervenir également de manière pratique sur le terrain, être en contact avec les populations, des populations en difficultés et apporter aussi l’aide qu’on peut apporter, dans le sens de la construction de la paix », explique-t-il.

Face aux difficultés de l’heure, l’Abbé Hermann Ouédraogo exhorte les Burkinabè à ne pas baisser les bras et à resserrer les rangs pour la défense de la patrie. Ce qui passe aussi par le combat pour la justice et la paix, souligne-t-il.

Qui est Abbé Hermann Ouédraogo ?

Celui qui succède à l’Abbé Joseph Moukassa Kiénou du diocèse de Dédougou, l’Abbé Hermann Ouédraogo, est du diocèse de Ouahigouya. Diplômé en droit, il est actuellement professeur missionnaire de droit à l’Université Saint Thomas d’Aquin.

Créée en 2003 par la Conférence épiscopale du Burkina-Niger (puis reconnue en mai 2006), la Commission Justice et Paix est une organisation de l’Eglise catholique du Burkina Faso. Outre la promotion de la Justice et la paix, la Commission a pour missions d’éveiller et former les consciences des individus et des communautés aux valeurs de justice et de paix.

Elle vise aussi à défendre les droits humains violés en privilégiant ceux des faibles et des laissés -pour -compte de la société. Pour cela, l’organisation a des modes d’intervention qui consistent en l’information, la sensibilisation et la formation ; au plaidoyer et lobbying ; l’assistance juridique et judiciaire. La médiation dans le cadre de la gestion des conflits et autres actions citoyennes en vue de la prévention des conflits font également partie des modes d’intervention.

La Commission Justice et Paix a pour instances, l’Assemblée générale, le Comité de direction et le Secrétariat national. Sous l’autorité du président de la Commission, le Secrétariat national (organe d’exécutif) est chargé de la mise en œuvre des missions de la Commission, conformément à ses statuts ; d’assurer la représentation de l’Eglise catholique auprès des institutions de l’Etat œuvrant pour la justice, la paix et les droits humains ; d’assurer le suivi, la coordination et la capitalisation des activités de l’Eglise en matière de justice, de paix et de droits humains et, enfin, d’organiser des rencontres de concertations périodiques avec les structures de la Commission.

OHL
Lefaso.net




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