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Coordination Diocésaine Justice et Paix de Gaoua : 50 conflits gérés et résolus par les parajuristes


Coordination Diocésaine Justice et Paix de Gaoua : 50 conflits gérés et résolus par les parajuristes

La Coordination diocésaine Justice et Paix de Gaoua (CDJP-Gaoua) a fait le bilan de ses activités de l’an 3 du Programme Action pour la Paix et la Justice Sociale (PAPJ), le mardi 05 octobre 2021, à Gaoua. Une délégation du Secrétariat général de la Commission épiscopale Justice et Paix (CJP-Burkina) a assisté à cet exercice auquel le Coordonnateur diocésain, Abbé Gérard BEDDA, et les parajuristes se sont prêtés.

Au cours de l’année 2021, troisième et dernière année du PAPJ, la Coordination diocésaine Justice et Paix de Gaoua a réalisé dans le cadre de l’axe 1 du programme (prévention et gestion des conflits fonciers), deux séances de ciné-débats sur le foncier et sur la cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs et organisé une campagne d’établissement  de  pièces d’état civil (CNIB & jugements supplétif) au profit de 160 personnes ayant exprimé le besoin, en vue de la sécurisation de leurs terres. Dans la même logique, la CDJP  a accompagné le village de Gbalara dans l’élaboration d’une charte foncière et a lancé une opération d’établissement de 20 Attestations de Possession Foncière Rurale (APFR) pour les populations du dudit village. Quant aux parajuristes, ils ont, dans le cadre de l’axe 1 du PAPJ en 2021, contribué à la gestion et la résolution de plus de 50 conflits liés au foncier.

A en croire les acteurs de l’équipe diocésaine, les activités exécutées sur le foncier ont suscité chez les bénéficiaires une prise de conscience des phénomènes du bradage et de l’accaparement des terres, de la nécessité de sécuriser les terres à travers l’établissement d’attestations de possession foncière rurale et l’élaboration de chartes foncières, de l’importance de la cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs dans les villages d’intervention (Gbalara & Kampti) et  villages voisins, et de l’importance d’établir des pièces d’état civil (CNIB et jugements supplétifs). De même, les  parajuristes sont régulièrement sollicités par les autorités locales pour la gestion et la résolution des conflits à l’échelle villageoise, communale, provinciale et régionale.

Selon l’Abbé Gérard BEDDA, la réussite de l’exécution des activités prévues, est la résultante d’une approche de mobilisation sociale orientée vers le respect des us et coutumes, les besoins et les attentes des communautés locales ; la franche collaboration entre la Coordination diocésaine et les collectivités territoriales et services déconcentrés ; la recherche de l’information à travers la participation aux rencontres relatives aux questions de justice et de paix organisées dans diocèse ; et le dévouement et la probité des personnes de ressources. De même, l’accompagnement de son excellence, Monseigneur Modeste KAMBOU, Évêque du diocèse de Gaoua,  a été d’une grande importance dans l’exécution effective des activités.

Photo de famille des membres de la CDJP-Gaoua et du Secrétariat général

Le Chargé des Projets du Secrétariat général de la CJP-Burkina, Grégoire TAPSOBA, a félicité l’équipe diocésaine pour ce bilan très satisfaisant, qui témoigne du dynamisme et du dévouement des acteurs pour la paix et la justice. Il les a par ailleurs invités à continuer dans cette lancée, car la prévention et la gestion des conflits liés au foncier dans le diocèse de Gaoua demeurent un défi majeur.




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