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Exclusion sociale par allégation de sorcellerie : La CJP-B réinsère une victime dans sa famille à Imasgo


Exclusion sociale par allégation de sorcellerie : La CJP-B réinsère  une victime dans sa famille à Imasgo

Chassée de sa localité d’origine en 2012 pour allégation de sorcellerie, maman J est retournée chez elle à Imasgo dans le diocèse de Koudougou, le 13 juin dernier.

Maman J. est accueillie par les sages de la famille

Après 7 ans loin des siens, c’est avec joie et reconnaissance à Dieu que maman J est arrivée dans ce village situé à quelques kilomètres de Imasgo. Parents, amis et voisins ont accueillis la grande maman dans la liesse. Bien avant son arrivée, ils avaient tout organisé : une cérémonie d’accueil digne de ce nom et le plus important, ils lui ont construit une maisonnette où elle pourra couler ses vieux jours au milieu de ses enfants et petits-enfants.

Bénédiction de la maisonnette de Maman J. par le curé de Imasgo en même temps le CDJP

Il faut dire que la vie n’a pas été facile pour elle depuis son exclusion en 2012. Selon son témoignage, après avoir été chassée et menacée de mort par ses accusateurs, elle a vécu plusieurs jours dans la brousse avant d’être conduite par son neveu à la cour de solidarité de Paspanga. La bas, malgré la séparation d’avec les siens, elle a pris son destin en main et s’est mise au travail. Elle a appris la préparation du soumbala et le filage du coton qu’elle revend afin de se faire un peu d’argent de poche. De retour à imasgo, et au milieu de sa famille, elle compte s’occuper de ses petits-enfants tout en s’adonnant au commerce de soumbala.

C’est donc avec une grande satisfaction qu’elle a remercié les responsables de la cours de solidarité de Paspanga, le secrétariat national de la Commission Episcopale « Justice et Paix »  (CJP-Burkina) et la coordination diocésaine « Justice et Paix»  (CDJP) de Koudougou.

L’église de la paroisse Notre Dame Consolatrice des Affligés de Imasgo

L’équipe qui a conduit sa réinsertion était composée du Secrétariat National de la CJP-Burkina, de la CDJP et de la représentante de la cours de solidarité de paspanga, représentant le Ministère de la femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille.

 

 




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