.
.

Qui veut la Paix, cultive la Justice

.

Foncier rural et sécurisation des terres : Les acteurs locaux de la commune rurale de Karangasso Sambla sensibilisés sur la question


Foncier rural et sécurisation des terres : Les acteurs locaux de la commune rurale de Karangasso Sambla sensibilisés sur la question

Du 18 au 19 juin 2019 s’est tenu dans la salle de conférence de la mairie de Karangasso Sambla, un atelier d’information et de formation des acteurs locaux sur le foncier rural et la sécurisation des terres. Organisée par la Coordination diocésaine « Justice et Paix » de Bobo Dioulasso, cette rencontre entre dans le cadre de l’axe II (Prévention des conflits violents liés au foncier rural) du Programme Action pour la Paix et la Justice Sociale (PAPJ). Elle a connu la présence de l’équipe du Secrétariat National de la Commission Justice et Paix-Burkina (CJP-Burkina).

Le présidium à l’ouverture des travaux : le CDJP , le 1er adjoint au maire et le SG de la commune

Les acteurs locaux des 16 villages de la commune rurale de Karangasso Sambla ont répondu présent à cet atelier dont l’objectif général est de participer à la vulgarisation du système de gestion du foncier rural et de renforcer les capacités des acteurs locaux à mieux cerner les enjeux liés à cette problématique. Au cours de cet atelier, la quarantaine de participants a été informé notamment sur l’historique des systèmes de sécurisation foncière en milieu rural, sur les innovations majeures apportées par la loi 034-2009/AN du 16 juin 2009 portant régime foncier rural et sa mise en œuvre et enfin sur la loi 034-2012 portant réforme agraire et foncière (RAF).

La quarantaine de participant est issue des 16 villages de la commune

L’atelier qui a été conduite de manière participative et interactive par Bama BELI du ministère de l’Agriculture et de l’élevage a aussi  permis aux acteurs locaux d’être outillés sur la démarche de mise en place des structures locales de gestion foncière.

Il faut savoir que pour le moment aucun village de la commune rurale de Karangasso Sambla ne dispose de structures de gestion foncière telles que les commissions de conciliation foncière villageoise (CCFV)  ou les commissions foncières villageoises (CFV). Présent à cet atelier, le chargé de projet de la Commission Episcopale Justice et Paix-Burkina (CJP-Burkina), Célestin TRAORE, a alors affirmé la volonté de  cette structure d’accompagner la commune rurale et les populations de Karangasso Sambla à la mise en place de ces commissions foncières villageoises. Une fois mises en place, ces structures vont permettre aux populations de pouvoir disposer d’attestation de propriété foncière rurale (APFR). Toute chose qui pourra contribuer à solutionner les conflits liés au foncier et limiter les risques d’accaparement et de bradage des terres.

Le premier adjoint au maire Robert Tioé Traoré de même que le préfet K. Zoumana Traoré qui ont également participé activement à cette rencontre n’ont pas manqué de saluer la pertinence et l’actualité de cet atelier qui vient les interpeller   sur la nécessité de la mise en place des cadres de concertation sur le foncier dont le processus avait été enclenché  depuis 2008. «Cet atelier est le bienvenu et nous allons nous y atteler. Nous avons été bloqués entre temps par la crise qui a bloqué la commune en février dernier. Nous allons prendre au sérieux cette question afin de la régler d’ici la fin de notre mandat car nous devons prendre d’autres attitudes par rapport au traitement des conflits fonciers. » a affirmé le représentant du maire, Robert Tioé Traoré.

Les participants à l’atelier

 

Quant aux participants, ils ont exprimé leur satisfecit par rapport à la tenue de cet atelier. « La thématique intéressait beaucoup les participants en témoigne les échanges houleux. Cela dénote de la pertinence de l’atelier qui nous a permis d’être éclairé en tant que propriétaire terrien sur l’importance des commissions de gestion foncière. Du fait de la grande proximité de notre commune avec la ville de Bobo Dioulasso, les problèmes de terrain sont récurrents. Je pense que cette rencontre va aussi accélérer la procédure de mise en place des commissions.» a souligné Katien Alphonse Traoré, un participant.

A l’issue de ces deux jours de rencontre, les participants ont donc acquis des connaissances sur la gestion foncière et ont été sensibilisés sur l’importance des attestations de propriété foncière villageoise.  Ils ont également été informés sur l’accompagnement intégré que prévoit la CJP-Burkina à l’endroit des communautés rurales afin qu’elles puissent gérer rationnellement et dans la cohésion sociale les questions foncières au niveau local.




Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *