Dans le cadre des activités de l’Initiative Paix au Sahel (SPI), une session de renforcement des capacités a été organisée, le 18 avril 2026, au siège de la Commission épiscopale Justice et Paix du Burkina (CJP-Burkina), à Ouagadougou, à l’intention des hommes et femmes de médias.

Cette activité s’inscrit dans une dynamique de promotion de la cohésion sociale et du vivre-ensemble, dans un contexte marqué par l’insécurité. Elle visait à renforcer les compétences des participants en journalisme sensible aux conflits, en éthique et déontologie, ainsi qu’en maîtrise des différents genres journalistiques.


Au cours de la session, plusieurs experts ont partagé leurs expériences. Monsieur Juvénal SOME, membre du réseau des journalistes et communicateurs du SPI, a insisté sur la responsabilité sociale du journaliste, appelant à un traitement rigoureux et éthique de l’information. « Le journaliste de paix consolide des ponts plutôt que des murs », a-t-il affirmé.
De son côté, Madame Dominique NYAMEOGO, ancienne journaliste à la Radiodiffusion Télévision du Burkina, a mis l’accent sur la nécessité de comprendre les causes profondes des conflits et d’assurer un traitement équilibré de l’information. Elle a également rappelé les principes fondamentaux du métier, notamment la véracité, l’impartialité et l’objectivité.
Les participants ont également été outillés sur les spécificités des différents supports médiatiques. L’abbé Kouka Alexis OUEDRAOGO, Directeur de la radio Notre Dame de Kaya, a présenté les particularités du genre radiophonique, tout en invitant les journalistes à faire preuve d’originalité dans le choix des sujets. « Soyez originaux dans la recherche de sujets, c’est ce qui fait la différence entre les journalistes », a-t-il exhorté, en clarifiant les notions de thème, sujet et angle.
Pour sa part, Monsieur Abdou ZOURE, journaliste-enseignant, a entretenu les participants sur les exigences du journalisme web. Il a insisté sur l’adaptation des contenus aux supports numériques, notamment l’optimisation des textes pour les petits écrans et le respect des étapes de vérification avant publication. « En web, le titre parle à deux audiences : les humains et les algorithmes », a-t-il souligné, tout en mettant en avant l’importance de légender les images avec des textes alternatifs.


Cette session s’inscrit également dans la dynamique du Prix du Journalisme pour la Paix et la Cohésion Sociale (PJPCS), dont la prochaine édition est prévue en juin 2026. À ce titre, les candidatures sont toujours ouvertes, et les journalistes intéressés sont invités à soumettre leurs productions.

À travers cette activité, l’Initiative Paix au Sahel entend renforcer le rôle des médias comme acteurs clés de la paix et du vivre-ensemble au Burkina Faso.