Le vendredi 18 septembre 2026 a marqué la réinsertion familiale de Dame POKO, après 37 ans passés au centre d’accueil. Elle réside désormais chez son fils, où elle est accueillie au milieu de ses petits-enfants.

Son histoire commence en 1989, à la suite d’un drame familial où elle est accusée, non seulement par un parent de son mari d’être à l’origine du décès d’un enfant pourtant atteint d’une rougeole cliniquement prouvée, mais aussi à la suite du rite du « port du cadavre ».
Dans ce contexte douloureux, Dame POKO ne bénéficie pas du soutien de son mari. Elle est contrainte de quitter son foyer et de rejoindre sa famille biologique, espérant y trouver protection et réconfort. Mais ce refuge ne dure pas longtemps, car sa propre famille la conduit au centre Delwendé, où elle trouve asile.


Pendant près de quatre décennies, ce centre devient son lieu de vie. Mère de quatre enfants (un garçon et trois filles), Dame POKO voit cependant, au fil des années, le lien avec eux se maintenir.
C’est justement grâce à la persévérance de ses enfants qu’une nouvelle possibilité se dessine pour elle. Ceux-ci s’investissent pleinement pour permettre son retour au sein de la famille. Cette démarche a finalement permis à Dame POKO, âgée d’environ 80 ans, de quitter le centre d’accueil pour rejoindre la maison de son fils, ouvrant ainsi une nouvelle page de son histoire.
Cette réinsertion a été rendue possible grâce à l’appui financier de MISEREOR, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso. Cet accompagnement contribue à soutenir les démarches visant à favoriser la réintégration sociale et familiale des femmes accusées de sorcellerie.