Dans le cadre du projet « Contribution des OSC et des médias au suivi citoyen des politiques foncières au Burkina Faso » (SCPF), l’Arrondissement 7 de Bobo-Dioulasso, en collaboration avec la Commission épiscopale Justice et Paix du Burkina (CJP-Burkina), a organisé, le samedi 23 mai 2026, une journée de dialogue thématique consacrée aux enjeux de la gouvernance foncière et de la cohésion sociale.

Placée sous le thème : « Gouvernance foncière et cohésion sociale au Burkina Faso : quels mécanismes de prévention et de gestion des conflits pour une coexistence pacifique ? », cette rencontre a mobilisé plusieurs acteurs locaux, notamment les services techniques déconcentrés, les autorités coutumières et religieuses, les leaders communautaires, les organisations de la société civile, ainsi que des représentants des jeunes, des femmes, des producteurs et des éleveurs.

L’activité visait à offrir un cadre d’échanges sur les tensions liées au foncier et leurs répercussions sur la paix sociale. Elle a également permis aux participants de réfléchir collectivement aux mécanismes susceptibles de prévenir les conflits et de consolider les initiatives locales de médiation et de dialogue. Au fil des échanges, diverses préoccupations relatives à la gestion du foncier ont été soulevées. Les participants ont partagé leurs expériences de terrain tout en insistant sur l’importance d’une collaboration renforcée entre les différents acteurs impliqués dans la gestion des terres.


Parmi les recommandations formulées figurent le renforcement des actions de sensibilisation, la valorisation des mécanismes endogènes de règlement des différends ainsi qu’une plus grande implication des communautés dans les processus décisionnels liés au foncier.


Pour Souleymane SANON, président de la Délégation spéciale de l’Arrondissement 7 de la commune de Bobo-Dioulasso, cette rencontre répond à une nécessité réelle : « Il était important de nous asseoir afin d’échanger et de rechercher ensemble des solutions pour faire de la cohésion sociale une réalité dans notre arrondissement. »