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Commission épiscopale justice et paix - CJP burkina

CJP-Burkina : trois jours de formation suivis de l’Assemblée générale

La Commission épiscopale Justice et Paix du Burkina (CJP-Burkina) a tenu, du 28 au 30 avril 2026, au Centre National Cardinal Paul Zoungrana de Ouagadougou, un atelier national de trois jours regroupant ses principaux acteurs : coordonnateurs diocésains, parajuristes et membres statutaires de l’Assemblée générale, soit 65 participants venus de l’ensemble du pays.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Président de la CJP-Burkina, Monseigneur Alexandre Yikyi BAZIE, qui a salué l’engagement des acteurs et les a remerciés pour leur travail quotidien en faveur de la paix et de la cohésion sociale. Il les a également encouragés à poursuivre leurs efforts dans un contexte national exigeant.

Organisée dans le cadre du projet Promotion de la Cohésion Sociale et Consolidation de la Paix au Burkina Faso, financé par Unito Mondo, cette rencontre visait à adapter les orientations de la Commission aux nouvelles réalités.

Durant les premières phases de la rencontre, les participants ont été amenés à sortir du cadre habituel des formations classiques. L’accent a été mis sur un travail en profondeur, centré sur la personne elle-même, invitant chacun à revisiter ses motivations, ses blessures et ses ressources intérieures. Cette dynamique visait à renforcer la cohérence entre l’engagement individuel et l’action communautaire, en partant du principe qu’un acteur de paix doit d’abord incarner les valeurs qu’il promeut.

Faisant suite à cet aspect de renforcement de capacités, les échanges se sont orientés vers une lecture critique du parcours stratégique de la Commission. À travers des discussions participatives, les acteurs ont pris du recul sur les actions menées ces dernières années, tout en esquissant les contours des priorités à venir. Cette démarche a permis de repositionner l’action de la CJP-Burkina face aux défis actuels.

La dernière journée, consacrée à l’Assemblée générale, a porté sur les aspects institutionnels et organisationnels. Les textes statutaires ainsi que les outils de gestion ont été revisités afin d’assurer leur conformité avec la législation nationale. Ce cadre a également permis le partage d’expériences entre diocèses et le renouvellement des membres de la Commission.

Au terme des travaux, une orientation forte s’est dégagée : celle de renforcer la mobilisation des ressources internes. Dans un contexte marqué par la recherche de souveraineté, la Commission entend valoriser davantage ses compétences et ses savoirs endogènes.

Comme l’a souligné le Secrétaire général, l’abbé Sié Mohamed Éric DAH, « la paix est immatérielle », rappelant ainsi que l’impact de l’action de la Commission ne se mesure pas uniquement en termes financiers, mais aussi à travers les transformations humaines et sociales qu’elle suscite.