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Commission épiscopale justice et paix - CJP burkina

Journée des communautés transfrontalières des diocèses de Banfora et de Katiola à Niangoloko

La cité de Santa, à Niangoloko, a accueilli le 2 mai 2026 la Journée des communautés transfrontalières entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Cette initiative vise à renforcer la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les populations.

Placée sous le thème : « Promotion de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans un contexte de conflits communautaires et transfrontaliers : quelles contributions des parties prenantes ? », la journée s’est tenue sous le parrainage du Président de la délégation spéciale (PDS) de Niangoloko, M. Ousséni OUEDRAOGO. La présidence de la cérémonie était assurée par Monseigneur Lucas Kalfa SANOU, Évêque du diocèse de Banfora, représenté par M.l’Abbé Olivier HEMA.

Plusieurs personnalités ont pris part à l’activité, notamment le Directeur régional des droits humains des Tannounyan, le vice-président de l’Initiative Paix au Sahel, le Secrétaire général de la Commission épiscopale Justice et Paix du Burkina (CJP-Burkina), ainsi que le chef de terre, témoignant de l’intérêt accordé à cette initiative.

Organisée dans le cadre de l’Initiative Paix au Sahel (SPI), la rencontre a rassemblé une diversité de groupes socioculturels venus valoriser leurs identités à travers des expositions culinaires, artisanales et des prestations artistiques. Cerma, Lobi, Dagara, Karaboro, Mossi, Dafing, Peuls, Bobo, Turka, Bissa, Sénoufo, Gourounsi, Siamou… chaque communauté a présenté ses mets locaux et ses danses traditionnelles, transformant la Maison des jeunes en un véritable espace de dialogue interculturel.

Dans son mot de bienvenue, le coordonnateur diocésain de la Commission Justice et Paix de Banfora, M.l’Abbé Daouda Sévérin DIARRA, a salué l’engagement des participants et souligné l’importance de telles initiatives dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux.

Représentant l’Évêque de Banfora, M. l’Abbé Olivier HEMA a insisté sur la dimension humaine et spirituelle de la paix : « La paix commence dans les cœurs, se construit dans les familles et s’étend à toute la société. Nous sommes tous appelés à être des artisans de paix, en posant des actes concrets d’amour, de joie et d’espérance autour de nous. »

Le parrain de la cérémonie, M. Ousséni OUEDRAOGO, a pour sa part relevé la pertinence de cette initiative dans une commune frontalière marquée par des tensions récentes. Il a invité les communautés à traduire les idéaux de paix en actions concrètes, soulignant que la connaissance mutuelle constitue un levier essentiel pour prévenir les conflits.

Dans le même ordre d’idée, le Vice-président du Groupe de Travail de SPI Burkina, le Frère Jean-Luc TRAORE, a rappelé l’importance du rôle de chaque citoyen dans la construction de la paix : « Nous formons un bouquet de fleurs. Nos différences font notre richesse, à condition que chacun s’engage pour préserver cette harmonie. »

Un autre moment fort de la journée a été la conférence animée en langue locale dioula par le Directeur régional des droits humains. Portant sur le thème de l’activité, il a mis en avant des valeurs essentielles telles que la tolérance, la solidarité, le pardon et la parenté à plaisanterie.

Au-delà de son caractère festif, cette Journée des communautés s’est affirmée comme un véritable cadre de dialogue et de renforcement des liens sociaux, illustrant l’importance du vivre-ensemble dans un contexte transfrontalier.